Les vestiges
des fortifications de Gallargues


Photos en cours

Les Vestiges des Fortifications

La Tour Royale

Le Temple Protestant

L'Eglise Saint-Martin

RETOUR ACCUEIL Gallargues


Un premier "castrum" existait au sommet de la colline au onzième siècle.
Il est cité en 1027, dans l'acte de fondation par Rostaing seigneur de Gallargues, d'un monastère pour femmes situé sans autres précisions sur l'étendue de la commune.
Dans ce château existe une église Sainte Marie, appelée aussi Notre Dame, détruite pendant les troubles religieux du XVIe siècle et dont quelques vestiges subsistèrent jusqu'à la fin du XIXe.
De ce château ne demeurent aucunes traces.
Un deuxième château, sur l'emplacement du premier, fut élevé lors du rattachement du Languedoc à la couronne française, peu après la croisade contre les Albigeois.
Sa construction selon les techniques de la fin du XIII siècle correspond à la cession de la baronnie de Lunel, dont dépendait Gallargues, au roi Philippe le Bel, en 1295.
De cet édifice subsiste la grande tour carrée, appelée à juste titre
"Tour Royale" et le puits profond de 35 mètres. Ces deux ouvrages sont bâtis en "pierres à bossages" caractéristiques de l'architecture militaire de l'époque, que l'on retrouve sur les remparts d'Aigues-Mortes.
La tour, dont l'entrée principale était située au Nord, est divisée en deux niveaux qui ne correspondaient entre eux que par une échelle relevable passant au travers de la voûte en plein cintre du rez-de-chaussée.
A l'étage, on peut observer des graffitis apparemment très anciens représentants toute une série de calvaires.
La porte Sud et l'escalier creusé dans l'épaisseur de la muraille ont été aménagés lors de la construction de la résidence moderne du Marquis de Rochemaure vers 1760.
A la fin du XVIe siècle les constructions à l'intérieur de ce château étaient toutes en l'état de ruine. Celui-ci avait été partiellement modernisé pour recevoir une garnison temporaire.
A gauche de la tour on peut observer la base d'une échauguette et le pied droit de la porte principale de l'édifice.
De 1833 à 1851, le sommet de la tour fut équipé d'un télégraphe optique Chappe et, en 1885, Brun Baïle, un Gallarguois fervent admirateur de Victor Hugo, fit élever au sommet la petite tour ronde qui supportait alors un monument à la gloire du poète ...
Du haut de l'édifice qui peut se visiter, on aperçoit l'empreinte circulaire fossile de l'ancien château.
La tour, classée monument historique, ses abords et le puits ont fait l'objet, lors de leur restauration en 1986/87, de fouilles archéologiques qui ont confirmé leur datation. Hélas pour la légende chère aux Gallarguois, aucune trace de souterrains ne fut décelée. Pas plus d'ailleurs que dans le puits situé face à l'ancienne école maternelle où les spéléologues n'ont trouvé que l'aménagement sommaire de failles naturelles sur quelques mètres seulement pour augmenter le captage des eaux d'infiltration ...

Il semble que la fortification du village soit plus récente. Même si une empreinte ovoïde est décelable sur le cadastre tout autour de la vieille église St Martin dans le quartier de la Vielle. Mais aucun élément architectural visible ne permet de confirmer cette hypothèse.
Il est vraisemblable que la construction des remparts du village ait fait partie de la campagne de mise en défense des bourgs languedociens ordonnée en 1356 par le sénéchal de Beaucaire à l'occasion de la Guerre de Cent ans. On sait que les remparts voisins d'Aimargues furent construits en 1363-64.
Prenant comme point d'appui les murailles du château, les remparts de Gallargues n'englobaient que la partie centrale du village. Ils délaissaient, probablement dans un souci d'économie, les faubourgs existants de la Fontaine St Cosme, de la Poujade et de la Vielle.

Leur tracé sur le cadastre ou dans les rues du village est assez facile à retrouver.
Les murs avaient un développement d'environ 600 mètres, pour une épaisseur moyenne de 1,20 m et une hauteur d'environ 6 m..
Sur un croquis réalisé par le pasteur Rivals à partir du cadastre de 1760 disparu, on distingue cinq grosses tours carrées : deux sur la face Est, trois sur le côté Sud.
Trois portes voûtées en ogives donnaient accès au village :
Les deux principales permettaient le passage de la Grand-rue, orientée Est Ouest, axe de communication important, peut-être une variante de la voie Domitienne.
A l'Est, à l'emplacement des halles actuelles, face au faubourg de la Fontaine : le Portail de Ville devant lequel se situe la place du marché, avec "la pierre où se vend le poison et les hortolisses" (le jardinage).
C'est sur cette place, à l'emplacement actuel de la pharmacie, qu'un texte de 1604 situe la maison dans laquelle "le passé vouloit autrefois être l'hôpital" ...
Le portail de Ville a été démoli en 1824 pour élargir l'accès et construire les Halles.
Le pied-droit Sud de la porte avec sa feuillure, le départ de la voûte et l'emplacement d'une herse sont encore visibles depuis le toit des Halles.
A l'Ouest, le Portail Neuf donnait accès aux quartiers de la Poujade et de la Vielle.
Toujours à l'Ouest, à 150 m. en remontant vers le Nord, se trouvait le Portail St Martin qui mettait en communication le quartier du Coudoulié avec le chemin d'Aubais, les aires et le quartier de la Vielle avec l'église St Martin et ses cimetières (sous la place de l'église et sous les arènes actuelles).
Ces deux dernières portes existaient encore lors du séjour gallarguois du pasteur Hugues qui les décrit dans son "Excursion au Grand Gallargues" en 1836. La description qu'il en donne fait penser à la porte d'entrée de Sommières située face au pont sur le Vidourle.

De nos jours, on peut encore apercevoir deux des cinq tours d'origine :
La première et la mieux conservée est située derrière la Poste (place V.Bardot). Si l'agrandissement de la Poste lui a enlevé une grande partie de son aspect militaire, on peut encore apercevoir une archère latérale aménagée pour la mousquetterie. A l'intérieur du bâtiment (privé) existe toujours une salle basse voûtée qui a conservé un pavage de galets. La plate-forme en terrasse est située à environ cinq mètres du sol actuel.
- La seconde tour, faisant partie et enclavée dans des bâtiments privés, est visible dans la rue du Temple Vieux.
- Le flanc Est, percé d'une archère et l'angle Sud de la Tour Bombardière, située à l'angle Sud Ouest des remparts ont été récemment dégagés dans un immeuble privé. Ces vestiges ont permis la position en diagonale de la tour par rapport à l'angle formé par le rempart.
La Tour Bombardière a été démolie en 1811 pour permettre l'élargissement de la rue.

Les parements extérieurs ou intérieurs du rempart se trouvent en plusieurs endroits.
On peut observer les diverses démolitions et reconstructions dans les différences d'appareil (place V.Bardot).
Place et rue du Temple Vieux, l'alignement du mur est bien visible ainsi que, par endroit le parement en assises régulières. D'une cour intérieure, une porte moderne n'a pas complètement détruit une archère avec ses bancs de veilles caractéristiques.
Dans une autre cour, une montée d'escalier vers la courtine est encore bien conservée.
De l'extrémité Est de la Grand-rue à la place St Martin, face aux arènes, le long de la rue des remparts, l'alignement est encore bien visible et au coin de la Grande-rue on distingue nettement l'épaisseur de la muraille dans le contrefort de la maison d'angle.



Pour visiter le village et ses monuments :
Le vendredi et le samedi après midi
entre 15 h et 18h.
Pour les groupes il est nécessaire de se
renseigner au numéro suivant :
Communauté de Communes Rhony Vistre Vidourle 06 15 65 32 04


Textes, informations propriétés de l'auteur : Office du Tourisme Intercommunal Rhony Vistre Vidourle.
Info site www.camargue.fr : Marc NUYTTEN - e-mail : info@camargue.fr
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